Christian Mouchel : Faire avancer le photovoltaïque grâce au droit

La transition énergétique ne repose pas seulement sur des innovations technologiques. Structurer des projets ambitieux et les accompagner dans la durée demande aussi une expertise juridique solide.

Chez Sunrock France, cette expertise porte la signature de professionnels aux parcours engagés. Head of Legal, Christian Mouchel met le droit au service de l’innovation et du développement de solutions énergétiques adaptées aux besoins des entreprises et des territoires. Rencontre.

Pour commencer, pouvez-vous nous parler de votre parcours avant de rejoindre Sunrock?

J’ai commencé comme avocat en cabinet et, après plusieurs années, j’ai eu envie de passer de l’autre côté de la table : contribuer directement à la conception des projets, suivre leur développement, participer à leur réalisation concrète.

Mon parcours m’a ensuite mené dans des univers assez différents. J’ai travaillé sur des programmes de logements sociaux, puis dans la proptech, où j’ai accompagné le développement d’une plateforme pour investisseurs immobiliers.

L’écriture d’un livre sur le dérèglement climatique a marqué un tournant. En cherchant à comprendre les origines de ces bouleversements, je me suis retrouvé face au rôle central de l’énergie.

Comment êtes-vous passé de l’immobilier au secteur des énergies renouvelables?

Le passage s’est fait assez naturellement. Immobilier et énergie sont aujourd’hui liés : les bâtiments ne sont plus seulement des lieux de consommation, ils deviennent aussi des espaces de production, de stockage et de gestion de l’énergie.

Après l’immobilier et la proptech, contribuer à cette transformation était une suite logique. Quand j’ai découvert Sunrock, sa mission et son positionnement ont tout de suite fait écho à mon parcours.

Le solaire sur les grandes toitures, notamment logistiques, est une solution concrète pour construire un avenir énergétique plus décarboné. Rejoindre Sunrock, c’était l’occasion d’y participer directement.

Quel est votre rôle aujourd’hui chez Sunrock France?

Je le vois comme un double rôle : facilitateur et garant.

Facilitateur, parce qu’il faut accompagner l’entreprise quand elle explore de nouveaux territoires juridiques ou développe des modèles qui n’ont pas encore de réponse toute faite. Le droit ne doit pas seulement encadrer, il doit aussi ouvrir des possibilités.

Garant, parce qu’il faut maîtriser les risques et donner à l’entreprise une vision claire des enjeux juridiques pour qu’elle décide en connaissance de cause.

Les deux vont ensemble : permettre à l’entreprise d’avancer sans perdre en solidité.

À quoi ressemble une journée type à votre poste?

Il n’y en a pas, et c’est ce qui me plaît.

Participer au lancement de l’activité française de Sunrock m’a immédiatement séduit. Beaucoup de choses restent à construire, à structurer, parfois à inventer. Chaque projet soulève ses propres questions.

L’équipe a un vrai esprit pionnier. Nous sommes sur un marché en pleine croissance, avec l’idée qu’il reste encore beaucoup d’opportunités à créer. Résultat : aucune journée ne ressemble à la précédente.

Qu’est-ce qui distingue Sunrock des autres acteurs du marché?

D’abord son esprit pionnier, et son attention aux besoins des clients.

Le secteur évolue vite. Les attentes changent et demandent des solutions plus flexibles. Installer des centrales photovoltaïques sur des toitures ne suffit plus.

Il faut aujourd’hui penser autoconsommation, stockage par batteries, infrastructures de recharge pour véhicules électriques, pilotage intelligent de l’énergie. D’autres solutions, qu’on n’imagine peut-être pas encore, viendront enrichir ces modèles.

Sunrock se distingue par sa capacité à s’adapter, à concevoir du sur-mesure et à explorer des voies peu empruntées. L’innovation n’est pas une fin en soi : elle doit répondre à des besoins concrets et créer de la valeur pour les clients.

Y a-t-il un projet dont vous êtes particulièrement fier?

Tous les projets sur lesquels j’ai travaillé ont une dimension innovante. Mais s’il fallait en choisir un, ce serait le lancement de notre offre d’autoconsommation collective, construite à partir d’une feuille blanche.

L’autoconsommation collective rapproche production et consommation d’électricité. Elle favorise une énergie locale, renouvelable et compétitive, et crée de véritables écosystèmes énergétiques de proximité, au bénéfice des entreprises, des acteurs publics et des territoires.

Structurer cette offre et la déployer a demandé du travail, mais ça reste une belle aventure collective.

Ce modèle répond directement aux enjeux de la transition : face à une demande croissante en électricité, il faut diversifier le mix énergétique et mieux connecter les lieux de production aux besoins locaux.

Voir cette offre prendre forme sur le terrain, aujourd’hui, c’est l’une de mes plus grandes satisfactions professionnelles.

Qu’est-ce qui vous motive personnellement dans votre travail?

À l’origine, il y a une question toute simple que l’une de mes filles m’a posée un jour : «
Papa, est-ce que le vert, c’est bon pour la planète ? »

Pour essayer d’y répondre, j’ai écrit un livre sur les racines du dérèglement climatique. Ce travail m’a fait comprendre la place centrale du secteur énergétique dans les émissions de gaz à effet de serre, et l’ampleur des transformations à mener.

Il faut repenser les sources d’énergie qu’on utilise, et la façon dont on les produit, les distribue et les consomme.

Le solaire sur les grandes toitures logistiques fait partie des solutions concrètes qu’on a déjà en main. Participer à ces projets me permet de mettre mon expertise au service d’une transformation qui a du sens, avec des résultats visibles.

Quelles évolutions du secteur énergétique vous semblent les plus prometteuses?

La gestion de l’intermittence des renouvelables, sans doute.

L’énergie solaire se produit à certains moments de la journée, alors que les besoins en électricité suivent un autre rythme. La nuit, par exemple, les panneaux ne produisent plus, mais la consommation continue.

Le stockage est donc une étape essentielle : il permet de capter une partie de l’énergie produite pour la restituer au bon moment. Mais le stockage seul ne suffit pas.

Il faut aussi des outils capables de piloter les flux, d’anticiper les besoins, d’équilibrer production, stockage et consommation.

C’est probablement l’une des prochaines grandes étapes de la transition énergétique, et un domaine où Sunrock a toute sa place : continuer à explorer de nouveaux modèles et transformer les avancées technologiques en solutions concrètes pour les clients.

Construire aujourd’hui les modèles énergétiques de demain

Avec des profils engagés comme Christian, Sunrock poursuit son ambition : faire des bâtiments des acteurs à part entière de la transition énergétique.

En associant expertise juridique, innovation et connaissance fine du marché, l’entreprise développe des modèles qui rapprochent production et consommation, valorisent mieux l’énergie renouvelable et accompagnent durablement entreprises et territoires.

Prêt à contribuer à un avenir énergétique durable?

Vous avez des questions, des commentaires ou d’autres demandes ? Nous sommes là pour vous aider!